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Les étudiants bas-normands : plutôt en bonne santé mais un certain mal-être

Communiqué de presse du 8 décembre 2011

 

Ce jour, jeudi 8 décembre, à l’Abbaye-aux-Dames à Caen, la Région Basse-Normandie organise une après-midi de restitution d’une étude sur la santé des étudiants bas-normands. Près de 80 participants, des professionnels de la santé publique, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et des représentants de l’Etat et des collectivités territoriales, ont pu notamment constater que ces jeunes se sentent plutôt en bonne santé mais souffrent d’un sentiment de stress et d’un certain mal-être.

La Région Basse-Normandie a confié en 2011 à l’Observatoire Régional de la Santé la réalisation d’une étude sur la santé des étudiants bas-normands. En partenariat avec l’Université de Caen Basse-Normandie et le Rectorat, cette démarche, initiée en début d’année, visait à mieux connaître l’état de santé physique et psychique des étudiants de Basse-Normandie, leurs différentes prises de risques ainsi que leurs connaissances en matière d’accès aux soins. Les résultats ont vocation à orienter des actions à mener par les partenaires (Région, Université, Rectorat, Agence Régionale de Santé…) en matière de prévention et de promotion de la santé auprès de ce public.

L’étude :
L’enquête a été effectuée par questionnaire via Internet et lancée auprès de l’ensemble des étudiants bas-normands, soit près de 35 000 étudiants. Elle a commencé le 30 mars 2011 et s’est terminée le 30 avril 2011. Le questionnaire, composé de 255 questions, abordait notamment les conditions de vie actuelle, la perception de la santé, la vie affective, la sexualité et la contraception, les habitudes alimentaires, la consommation d’alcool, les habitudes tabagiques, la consommation d’autres substances psychoactives, le suicide, les violences…

2 239 questionnaires ont ainsi pu être analysés, ce qui représente un taux de réponses de 6,4%.

 Les constats :

- Un état de santé relativement bon, mais un sentiment de stress et de mal être non négligeable

Les étudiants se perçoivent très majoritairement en bonne santé : leur santé physique est perçue comme bonne (pour 74 % d’entre eux) ; 81 % déclarent être bien dans leur peau et 65 % trouvent la vie agréable. Ils sont pour la plupart (9/10) satisfaits de leur choix d’étude et de leur mode d’hébergement. De même, pour 86 % des répondants, l’avenir est envisagé de manière positive. Il n’en reste pas moins qu’un étudiant sur quatre a une perception dégradée de sa santé. Et ils sont nombreux à déclarer avoir du mal à gérer le stress (37 %) et à ressentir de la somnolence en journée (18 % régulièrement et 60 % par intermittence). Par ailleurs, les indices permettant de mesurer leur vitalité et leur santé psychique apparaissent plutôt faibles.

 

- Des difficultés financières pouvant influer sur leur mode de vie et l’isolement

Les résultats de cette étude montrent que près d’un étudiant sur deux rencontre des difficultés financières (43 %). Une fois le loyer payé, les étudiants déclarent en moyenne 251 euros pour vivre par mois. Ces difficultés peuvent avoir un impact sur le mode de vie des étudiants, et les conduire à renoncer à des soins (31 % des étudiants en difficulté y renoncent contre 8 % pour les autres). Parmi les étudiants en difficulté, certains apparaissent relativement isolés socialement.

- Des conduites à risques avec l’alcool

Une majorité d’étudiants (56 %) témoigne d’un usage sans risque (consommation occasionnelle ou régulière en faible quantité), mais un tiers des étudiants a une consommation d’alcool à risque. L’alcool est surtout consommé lors des moments de convivialité (85 %) ou des événements festifs. Malgré les campagnes de préventions qui existent, il est difficile de réduire la consommation des jeunes. Il apparaît donc nécessaire d’agir sur les risques associés (risques d’accidents de la route ou domestiques, de violences subies ou exercées en lien avec la perte d’inhibition, ou encore de comas éthyliques).

- Des attentes en matière de prévention

Les attentes en matière de prévention sont surtout exprimées dans le cadre d’une information, voire d’un accompagnement, lorsque l’étudiant rencontre des difficultés. Les attentes portent majoritairement sur les thèmes du stress (plus de la moitié des étudiants éprouve un besoin de prévention dans ce domaine), du sommeil, des difficultés psychologiques et de l’alimentation.

Contact Presse : Caroline Monnot – tel : 02 31 06 96 27